Empreinte carbone: définition, comment la réduire

27/2/2024
Empreinte carbone: définition, comment la réduire

L'empreinte carbone est un enjeu majeur pour les PME et ETI. En réduisant leur empreinte carbone, les entreprises peuvent contribuer à lutter contre le changement climatique et améliorer leur performance environnementale. De plus en plus de clients et de partenaires accordent de l'importance à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. En prenant des mesures concrètes pour réduire leur empreinte carbone, les PME et ETI peuvent améliorer leur image et leur compétitivité.

Définition de l'empreinte carbone

L'empreinte carbone est un indicateur environnemental qui mesure la quantité totale de gaz à effet de serre (GES) émise par une activité humaine, un produit ou une organisation sur une période donnée. Elle est généralement exprimée en tonnes équivalent CO2 (tCO2e). L'empreinte carbone prend en compte les émissions directes et indirectes de GES.

Empreinte carbone, impact carbone, empreinte écologique : de quoi parle-t-on ?

L'empreinte carbone est un indicateur plus précis que l'impact carbone, qui ne prend en compte que les émissions de CO2. 

L'empreinte écologique, quant à elle, mesure l'impact global d'une activité humaine sur l'environnement, en tenant compte de la consommation de ressources naturelles et de la production de déchets.

Les causes et facteurs de votre empreinte carbone

Les principales sources d'émissions de GES pour les PME et ETI sont :

  • L'énergie : consommation d'électricité, de gaz, de fioul, de charbon, etc.
  • Le transport : déplacements professionnels, transport de marchandises, etc.
  • Les matières premières : consommation de papier, de plastique, de métaux, etc.
  • Les déchets : production de déchets ménagers, de déchets industriels et de déchets de construction et de démolition.

Les effets de l'empreinte carbone

Le changement climatique est l'un des effets les plus importants de l'empreinte carbone. Il se traduit par une augmentation de la température moyenne de la planète, qui a des conséquences néfastes sur l'environnement, la biodiversité et la société humaine.

Faire son bilan carbone

Connaissez-vous votre empreinte sur le climat ?

Le bilan carbone est une étape essentielle pour réduire l'empreinte carbone d'une PME ou ETI. Il consiste à identifier et à quantifier les émissions de GES de l'entreprise. Il existe plusieurs outils et méthodes pour réaliser un bilan carbone.

Pour faire le point sur votre empreinte carbone, le Diagnostic Impact est une première étape. Vous pouvez aussi réaliser un bilan carbone complet.

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Comment réduire son empreinte carbone

Il existe de nombreuses actions que les PME et ETI peuvent mettre en place pour réduire leur empreinte carbone :

  • Réduire la consommation d'énergie : investir dans des technologies économes en énergie, éteindre les lumières et les appareils électriques lorsqu'ils ne sont pas utilisés, etc.
  • Favoriser les modes de transport durables : encourager les déplacements à pied, à vélo ou en transports en commun, etc.
  • Choisir des fournisseurs responsables : privilégier les fournisseurs qui ont une démarche environnementale durable, s'approvisionner en produits locaux et de saison, etc.
  • Réduire la production de déchets : mettre en place une politique de tri et de recyclage des déchets, limiter l'utilisation d'emballages, etc.
  • Sensibiliser et impliquer les collaborateurs : organiser des formations et des ateliers sur le développement durable, encourager les initiatives individuelles et collectives, etc.

Exemples d’actions concrètes pour diminuer l’empreinte carbone d’une entreprise

Le rapport du groupe III du Giec l’a encore rappelé : il est primordial pour les entreprises de prendre en considération la réduction de leur impact carbone sur la planète. “Les Français émettent encore dix tonnes de CO2 par an, cinq fois trop pour le climat”. Nous devons donc repenser notre rapport aux déplacements, et également dans le cadre du travail. L’objectif n’étant pas d’arrêter les voyages d’affaires, mais de les intégrer dans un encadrement par une politique RSE efficace, visant à permettre une réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise, sans que les collaborateurs y perdent en productivité et en créativité.

Le télétravail : des bénéfices environnementaux non négligeables

Selon l’ADEME, le télétravail permet une réduction de nos émissions de CO2 d’environ 3 300 tonnes aux heures de pointe un jour de semaine (et ce, selon une hypothèse basse). Cette pratique peut être intéressante dans une démarche RSE puisqu’elle permet de réduire les déplacements domicile/entreprise, et donc réduit la pollution et les transports en commun moins encombrés. 

Et depuis la crise sanitaire, le télétravail s’impose comme une solution pour les entreprises qui souhaitent instaurer une démarche RSE durable. 

Mais tout dépend de la façon de télétravailler, car nos habitudes ou attitudes peuvent finalement avoir des effets néfastes sur l’environnement plutôt que l’inverse !

Le covoiturage : un progrès environnemental et social 

En France, 8 conducteurs sur 10 se déplacent seuls dans leur voiture (selon Vinci Autoroutes). 

L’empreinte carbone est divisée par le nombre de personnes présentes dans le véhicule. Ainsi une personne seule dans sa voiture à chaque trajet domicile/travail pourrait représenter la même empreinte carbone que 2, 3, voire 4 personnes qui choisissent le covoiturage. 

C’est aussi une mesure qui permet aux équipes de se rapprocher car partageant régulièrement le même trajet. Une réelle plus-value dans une entreprise.

Le forfait de mobilité durable, une alternative au télétravail et aux transports en commun

Ce dispositif permet plus de liberté aux salariés tout en amoindrissant leurs émissions de CO2 dans une relation gagnant-gagnant. De plus en plus d’entreprises choisissent de proposer ces forfaits de mobilité durable à leurs collaborateurs, pour les inciter à adopter des moyens plus écologiques que la voiture pour les déplacements domicile/travail.

Le train : un mode de transport qui devient un idéal 

Quelques chiffres : un trajet en train représente 13 g CO2/km, alors qu’un vol long-courrier se traduit par 118 g d’émission de CO2/km (c’est à dire 9,1x plus que le train), et un vol intérieur représente 145 g d’émission de CO2/km (soit 11,1x plus que le train). 

Selon les calculs de l’ADEME (qui conseille aux Français les déplacements estivaux en train), voyager en train pollue 32 fois moins que circuler en voiture, et 23 fois moins que voyager par les airs.

Simplifiez les voyages d’entreprise

Anticiper ses déplacements nécessite une organisation et la conception d’un agenda réaliste. Et une meilleure gestion des déplacements professionnels passe par une meilleure planification : réserver un billet au plus tôt (avec possibilité d’annulation ou de report), rentabiliser au maximum son déplacement sur place, minimiser les temps de trajet (penser à un logement proche des lieux de rendez-vous).